Jeudi 19 mars 2009 4 19 /03 /Mars /2009 20:06

Nouveau venu à Budapest? Vous voulez jouer les aventuriers et partir à la découverte de la capitale?? Ah, vous n'avez pas de voiture...Pas de problème!! J'ai de quoi satisfaire votre soif de bougeotte (et vos petits petons) : le métro!


Petites infos pratiques...


Alors, rassurez-vous, il n'a vraiment, mais vraiment rien à voir avec le métro parisien. Tout d'abord, vous pouvez oublier les dédales interminables de couloirs à la Indiana Jones, et les hystériques qui jouent des coudes pour parvenir à se frayer un chemin dans la masse grouillante de monde, quitte à vous broyer les métatarses au passage. Ici, inutile de dévaler les escaliers à la parisienne. Tout le monde y va posément, tranquillement, sans bousculade.


De même pour les calculs du style : „alors, pour aller plus vite, il faut que je prenne la ligne verte jusqu'à machinchose, je descends à bidule-chouette, puis je prends la ligne bleu direction pétaouchnok, je descends 3 arrêts plus tard, une fois là-bas, je saute dans le B...”

Ensuite, il n'est pas glauque ou insécurisant le soir, même si la chose la plus frappante reste le nombre de SDF postés à l'entrée du métro.


Fini tout ca, terminato!!!


Simple, facile et rapide, bienvenue dans le métro de Budapest!!


Tout d'abord, il n'existe que 3 lignes. Donc, difficile de faire plus simple.

À chaque ligne est associée une couleur :

Le jaune pour la ligne M1,

Le rouge pour la ligne M2, (La plus profonde, et la seule à desservir Buda)

Le bleu pour la ligne M3.

Et toutes se rejoignent à la station Deák Ferenc tér, le centre-ville de Pest. (Là où j'ai mon apart ^^)


La ligne M1, aussi appelée „le petit métro” ou le „métro du Millénium”, est le deuxième plus ancien métro d'Europe après celui de Londres. Il fut ouvert dans le cadre des fêtes du millénaire de la création de la Hongrie en 1896. Son tracé suit pratiquement celui d'Andrassy út, la plus grande avenue de la capitale.



                                                           Le métro du Millénium

Les lignes M2 et M3 quant à elles, ont été construites quelques décennies plus tard, avec l'aide de l'Union Soviétique.


Cependant, le gouvernement a dû juger le système budapestois comme étant trop simple, et a récemment décidé de corser un peu les choses : la construction d'une quatrième ligne est déjà en cours (M4) et celle d'une cinquième a déjà déjà planifiée (M...5! Gagné!)


Ligne Tronçon Date ouverture Longueur Stations
Image:Budapest Metro M1.png Vörösmarty tér ↔ Mexikói út 1896 5 km 11
Image:Budapest Metro M2.png Déli pályaudvar ↔ Örs vezér tere 1970 10 km 11
Image:Budapest Metro M3.png Újpest Központ ↔ Kőbánya-Kispest 1976 18 km 20
Image:Budapest Metro M4.png Kelenföldi pályaudvar ↔ Bosnyák tér 2009–2011 en construction (14)


La ligne 4 du métro ira du sud-est de la ville (incluant Buda) au nord-est. Les travaux ont commencé à l'automne 2006 et la fin du premier segment devait être terminée pour 2009.

Pour ce qui est de la ligne 5, le début des travaux est prévu à l'automne 2007. La ligne longera le Danube (le traversant à Margaret Island), et assurera la connexion avec les trains de banlieue se rendant vers le nord et le sud.





Le métro fonctionne de 4 h 30 à 23 h 10 avec une fréquence de 3 à 5 minutes, qui est encore plus resserrée aux heures de pointe (Comptez un peu plus longtemps durant le week-end).

Par contre, impossible de changer de quai sans ressortir et traverser la rue.


Chose particulière, le métro de Budapest est un réseau de transport ouvert (c'est-à-dire qu'il n'y a aucun portillon ou autre système de contrôle à l'entrée). Que les fraudeurs ne rêvent pas trop, de nombreux contrôleurs sont postés à l'entrée et même à la sortie des rames (feinte pour ceux qui croient être hors de danger). Vous les reconnaitrez à leur brassard vert, leurs vêtements bleus foncés et leur air maussade.


Autre particularité, les bouches de métro sont reliées entre elles par de nombreux passages souterrains qui permettent de traverser un grand carrefour sans risquer de finir sur le parechoc d'une voiture. Ces petits souterrains sont souvent le point d'ancrage de petites échoppes, supermarchés, souk, ou même les deux combinés. On y trouve de tout : fleurs, journaux, fruits et légumes, produits de beauté, boulangerie, librairie...Un microcosme à part entière!


Les tickets se vendent dans les stations de métro, par les distributeurs automatiques, dans les bureaux de tabac et les kiosques. Avantage : le ticket simple est valable pour le bus, le trolleybus, le métro, le tram, et le HÉV (RER budapestois).


Pour ce qui est des offres tarifaires, vous avez le choix (en voici les principales) :


Ticket simple : 290 Ft (0,90€) Ticket pour une semaine : 4400 Ft (14,80€)
Ticket de transfert : 450 Ft (1,50€) Ticket pour 2 semaines : 5950 Ft (20€)
Ticket pour 1 journée : 1500 Ft (5€) Carnet de 10 tickets : 2600 Ft (8,70€)
Ticket pour 3 jours : 3700 Ft (12,50€) Ticket pour 1 mois réduction étudiante : 3550 Ft (11,95€)


Attention cependant, votre ticket doit être composté avant le début du trajet et un nouveau billet devra l'être à chaque changement de ligne. (Sinon, vous pouvez aussi utiliser un billet de transfert qu'il vous suffira de recomposter. Mais bien sûr, cela vous reviendra plus cher).


Deux panneaux non négligeables sont à retenir si vous voulez vous repérer plus facilement dans les profondeurs du monde souterrain : bejárat = entrée ; kijárat = sortie.


Et voilà, vous pouvez maintenant jouer les explorateurs et vous repérer dans les profondeurs du monde abyssal!!


 


  
                                                                        The underground world


Newcomer in Budapest? You want to play the adventurers and discover the capital?? Oh, you don’t have any car... No problem!! I have what to satisfy your thirst for itchy (and your little tootsie-wootsies): the subway!

Nuts and bolts... 

Don’t worry, it really has nothing to do with the Parisian subway. First of all, you can forget the endless Indiana Jones’ labyrinth galleries and the hysterical people who try to elbow their way through the swarming mass of people to succeed in clearing themselves a path even if it means crushing your metatarsus on the way. Here, useless to hurtle down the staircases in the Parisian way. Everybody goes there calmly, leisurely, without rush. 

You can also forget this type of calculation: “Ok, to go faster, I have to take the green line until what-you-call-it, I get off at this station, then I take the blue line to whatnot, I get off 3 stations later, once there, I jump into...”

Then, it is not squalid or insecure at night, even if the most outstanding thing remains the number of homeless people posted at the entrance of the subway. 

Finished all this, terminato!!! 

Simple, easy, and fast, welcome in the Budapest subway!! 

First of all, there are only 3 lines. Thus, difficult to make it simpler. 

Each line has a specific color: 
The yellow for the line M1,
The red for the line M2, (the deepest, and the only one to serve Buda) 
The blue for the line M3. 

And all the lines meet in the station Deák Ferenc tér, the city center of Pest. (Where my flat is ^^) 

The line M1, also called "the small subway" or the "Millénium subway ", is the second oldest subway of Europe after the London tube. It has been opened on the occasion of the millennium celebrations for the creation of Hungary in 1896. Its route follows that of Andrassy Street, the main avenue of the capital. 

About the line M2 and M3, they were built some decades later, with the Soviet Union help. 

However, the government has probably considered the Budapest system as too simple, because it recently decided to complicated things a little: the construction of the fourth line is already in progress (M4) and that of the fifth is already planned (M…5!You won!) 

The line 4 will go from the southeast of the city (including Buda) to the northeast. The work began in the autumn 2006 and the end of the first segment should be ready for 2009. 

As for the line 5, the beginning of the work is planned in autumn 2007. The line will follow the Danube (crossing it in Margaret Island), and will provide the connection with the suburban trains which going north and south. 

The subway works from 4:30 am till 11:10 pm with a frequency of 3 or 5 minutes, even more tightened during the rush hours (Expect a little longer during the weekend). 

Notice that it is impossible to change the platforms without going out and crossing the street. 

Unusual thing: the subway of Budapest is an opened transport network (that is to say there is no barrier or other control system at the entrance). Swindlers do not have to dream too much, numerous metro conductors are posted at the entrance and even at the exit of the metro trains (trick for those who believe to be out of danger). You will recognize them thanks to their green armband, their dark blue clothes and their sullen faces.

Other peculiarity, metro entrances are connected between them by numerous underground tunnels which enable people to cross a big crossroads without risking to finish on a car bumper. These small underground passages are often the anchorage place of small workshops, supermarkets, souk, or even both. You can find everything there: flowers, newspapers, fruits and vegetables, cosmetics, bakeries, bookshops... A microcosm in its own right! 

Tickets are sold in every subway stations, vending machines, in tobacconists and kiosks. Advantage: a simple ticket can be used for the bus, the trolley bus, the subway, the tram and the HÉV (Budapest RER). 

As for the price list, you have the choice (here are the main offers): 

Single ticket : 290 Ft (0,90€) One-week ticket: 4400 Ft (14,80€)
Transfert ticket : 450 Ft (1,50€) Two-week ticket : 5950 Ft (20€)
One-day ticket : 1500 Ft (5€) 10 tickets : 2600 Ft (8,70€)
Three-day ticket : 3700 Ft (12,50€) One-month ticket with student discount: 3550 Ft (11,95€)


Be careful, your ticket must be punched before taking the subway and a new one should be punched too when you use a different line. (Otherwise, you can also use a transfer ticket. It’s a bit more expensive than a simple one, but you just need to re-punch it).

Two important panels that are worth considering if you want find your way more easily in the depth world: bejárat = entrance; kijárat = exit. 

And there you are, you can now play the explorers and find your way in the abyssal world depths!!

 

Par Alice Ducasse Lapeyrusse - Communauté : ECE Bordeaux
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Lundi 16 mars 2009 1 16 /03 /Mars /2009 23:04
Impossible de quitter Budapest sans être passé auparavant devant ce pont aux allures d'arc de triomphe : le pont des Chaînes, aussi appellé le pont Széchenyi. Non, pas juste un pont, c'est LE pont, l'un des plus grand symboles de la ville construit pour réunir les villes de Buda et de Pest.

 


                        Le pont des Chaînes depuis le château de Buda.

Alors, fierté hongroise, certes, mais pas sans une touche britannique. En effet, si le pont doit son nom au comte István Széchenyi qui fut à l'initiative de sa construction, ce sont des ingénieurs britanniques, William Thierney Clark et Adam Clark, qui furent chargés de la réalisation du projet. 7 ans de travaux entamés en 1842 pour aboutir au final à un ouvrage de 380m sur 15,7m de largeur.







A chaque extrémités, deux lions de pierre postés fièrement sur leurs piédestals tels des cerbères protégeant jalousement la traversée du fleuve.



Petite anecdote :
Selon la légende, un apprenti cordonnier aurait fait remarqué le jour de l'inauguration, que les lions du pont des Chaînes n'avaient pas de langue. Devant l'hilarité générale du public, et ne pouvant souffrir un tel déshonneur, le sculpteur Janós Marschalkó préféra se jeter dans le Danube.


Mais rassurez-vous, ce n'est qu'une légende, la langue des lions étant bien présente, mais tellement petite qu'il faut monter sur le piédestal pour mieux la voir.





 



The Chain Bridge



Impossible to leave Budapest without going over this bridge with triumphal arch look: the Chain Bridge also called the Széchenyi Bridge. Not just a bridge, this is THE Bridge, one of the biggest symbols of the city builds to gather the cities of Buda and Pest.

Hungarian pride, certainly, but not without a British touch. Indeed, if the bridge owes its name to the count István Széchenyi who did the first step for its building, they are British engineers, William Thierney Clark and Adam Clark, who were in charge of the realization of the project. A 7 year-work started in 1942 to lead to a 380m length and 15,7m width Bridge.

At both ends, two stony lions posted proudly on their pedestals such as Cerberuses protecting jealously the crossing of the river.

Small anecdote:

According to the legend, an apprentice shoemaker would have made noticed the day of the inauguration, that the lions of the Chain Bridge didn’t have any tongue. In front of the general public hilarity, and not being able to suffer such a dishonor, the sculptor Janós Marschalkó preferred to throw himself into the Danube.

But rest assured, it is only the legend, the lions’ tongue being present, but so small that it is necessary to climb on the pedestals to see it better.


Par Alice Ducasse Lapeyrusse - Communauté : ECE Bordeaux
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Lundi 16 mars 2009 1 16 /03 /Mars /2009 22:19

Aujourd’hui, triturage de méninges!

 

Prenez garde messieurs dames!! Ne vous fiez pas à ses apparences de joli petit cube tout mignon, tout coloré! Sous ses airs bonhomme se dissimule en fait un véritable instrument de torture mentale, un déchiqueteur de neurones, un, un...oui, bon, un casse-tête, quoi. 

 

Tout ça pour vous dire que le rubik’s cube a été inventé en 1974 par...un hongrois, un dénommé Ernö Rubik!!! (On ne l’aurait pas deviné)


Allez, petit topo sur une merveille de complexité.

Alors comment obtenir un rubik’s cube ?
La recette est simple :

Prenez un sculpteur et professeur, très intéressé par la géométrie et l’étude des formes en 3D, ajoutez ensuite des étudiants, un cube bizarre avec pleins d'axes, un ami assez fut-fut, laissez mijoter le tout, et voilà, vous obtiendrez un rubik's cube!

 

En fait, tout est partie d'une méthode éducative destinée à des étudiants. L'objectif pour ce professeur était de les amener à réfléchir en trois dimensions en leur soumettant un cube dont les trois axes pouvaient pivoter tout en restant solidaires. Ce n'est qu'ensuite sur la suggestion d'un ami, qu'Ernö décida de colorer chaque face avec des couleurs différentes, le but étant de retrouver l'ordre initial après les avoir mélangées. Très complexe à résoudre, il décida alors de le commercialiser en tant que casse-tête mathématique.

 

La suite on la connaît, le cube n'a cessé de gagner en popularité et continue encore et toujours de faire des ravages à travers toute l'Europe. (Personnellement, je suis encore dessus...)

 

Attention, à ne pas mettre à la portée des simples d'esprit!




Rubik's cube, fall for its little game!


 


Today, brains racking!


Be careful ladies and gentlemen!! Do not rely on this cute little coloured cube! Under its innocent aspects, this cube is actually a mental torture instrument, a tear-to-pieces nerve cell machine a, a...yeah, right, a puzzle.


All this to tell you that the Rubik's cube was invented in 1974 by a Hungarian, a man called Ernö Rubik!!! (I would never have guessed it!)


Let's do a short talk on this complexity marvel.


How to obtain a Rubik's cube?

The recipe is simple:


Take a sculptor and teacher, very interested in geometry and 3D forms, add then some students, a strange cube with lots of axes, a wily friend, leave it simmering, and you will obtain a Rubik's cube!


In fact, everything began with an educational method intended for students. The objective for this professor was to lead them to think in three dimensions by submitting them a cube which three axes that could revolve while remaining united. It is later, on a friend suggestion, that Ernö decided to color every face with different colors, the aim being to refind the initial order after having mixed them. Very complex to solve, he then decided to commercialse it as mathematical puzzle.


We all know what happens next, the cube did not stop in gaining popularity and still continues to knock everybody dead through all Europe. (Personally, I am still on it)

 

Be careful, keep this dangerous object out of reach of simple-minded!

 


Par Alice Ducasse Lapeyrusse - Communauté : ECE Bordeaux
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Mercredi 11 mars 2009 3 11 /03 /Mars /2009 19:14

Aujourd'hui, chers lecteurs, nous sommes des Tantales en soif de connaissance, des Danaïdes avides de remplir le tonneau de notre savoir! Aujourd'hui nous allons voyager dans le temps et nous laisser submerger par la vague déferlante de l'histoire : aujourd'hui, nous allons visiter le palais royal de Budapest!



 

La petite princesse, oeuvre de László Marton avec au dernier plan, le palais royal de Buda.

 
Impossible de ne pas passer outre les faits historiques qui émanent de ces monuments, mais je promets de faire mon possible pour ne pas vous assommer de dates et autres faits historiques soporifiques.


C'est donc en compagnie d'Orsi, ma compatriote hongroise, que nous sommes parties à la découverte du château et de son quartier.


Alors, le plus simple pour accéder au château est le Sikló (funiculaire aux allures rétro), qui vous permet de gravir la colline du château pour la modique somme de 800 ft. (environ 3 euros)

Mais en bonnes étudiantes économes et futées que nous sommes, (il n'y a pas de petites économies, me direz-vous), et comme nous n'aimons pas faire simple, nous avons opté pour les transports en commun : au programme, petite traversée du Danube en tram sur le pont Marguerite, puis une fois au terminus, direction le bus n 6. Périple très commun, certes, qui ne vous amène pas directement au château, mais qui a le mérite de vous faire découvrir son quartier : ses maisonnettes aux facades multicolores, ses jolies rues pavées,...un petit caractère champêtre qui ne peut que séduire les amoureux de la campagne.


Entamons donc le gâteau, et gardons la cerise pour la fin.


Après un trajet d'une quinzaine de minutes, et d'un certain nombre de soubresauts, nous voilà arrivés sur la place principale du château (Szentháromság tér ou place de la Trinité). Cette place doit son nom à la colonne de la Trinité dréssée au centre, qui fut érigée pour remercier Dieu d'avoir mis fin aux épidémies de peste qui ravagèrent la ville au 17 et 18ème siècle.


A droite, apparaît l'Eglise Mathias, avec son clocher en dentelles de pierre et ses tuiles vernissées. Alors, pourquoi Mathias? Encore un mégalo qui veut marquer son passage dans l'histoire en baptisant des monuments à son nom? Alors, mégalo, on aurait tendance à l'être quand on est roi, mais celui-là était loin de l'être (mégalo, pas roi).

 

                    

             La colonne de la Trinité.


Souverain brillant, lettré et humaniste, ce roi Mathias, Corvin  de nom, apporta des aggrandissements à l'édifice et y célébra ses deux mariages. Il fit du château un haut lieu d'art et de science.




L'église Mathias


En continuant un peu plus loin derrière l'église, se trouve une petite place, au milieu de laquelle s'élève l'imposante statue en bronze du premier roi de Hongrie, Etienne Ier. Posté fièrement sur son piédestal néoroman en calcaire sculpté, le roi, revêtu de son manteau de couronnement, vous accueille en brandissant de sa main droite la double croix apostolique, symbole de la conversion du pays au christianisme. Sur sa tête, une auréole faisant allusion à sa canonisation en 1083.





Le Bastion des Pêcheurs avec à gauche, la statue d'Etienne Ier.

 

Vient enfin, le Bastion des Pêcheurs (Halászbástya), tout un ensemble néoroman de remparts et de tourelles.

Vous pensez bien qu'avec une allure de contes de fées pareille, les remparts n'étaient pas destinés à défendre la ville. Ce monument symbolique fut construit par Schulek pour les célébrations du Millénaire en 1896. Quand à ce nom de pêcheurs, il ne vient pas du fait que l'on pouvait pêcher depuis ses remparts (à moins d'avoir une ligne très longue et un lancer herculéen), mais de la corporation des Pêcheurs qui avait, au Moyen Age, la charge de défendre cette partie des murs du Château. Si vous n'êtes pas trop dépités des cours de maths, vous arriverez à compter un total de sept tourelles. Sept? Pourquoi sept? Pourquoi pas six ou huit? Croyance superstitieuse? Manque de moyens? Non, rien de tout cela, simplement que sept représente le nombre de tribus magyares qui conquirent le pays.


              
                       Le Bastion des Pêcheurs.


Le long du chemin de ronde, vue imprenable sur les berges du Danube...




  Vue sur le Danube depuis le château de Buda.

 

 

Moi, depuis le château de Buda avec en arrière plan, le pont des Chaînes et le parlement.

 

Retour dans les rues piétonnes de Buda. Tout près du palais royal, une chose me frappe au détour d'une ruelle : un vieil immeuble à la facade incrustée de traces de balles et d'impacts divers. Ceci pour ne pas oublier les combats qui opposèrent les hongrois aux troupes soviétiques et dont certains bâtiments portent encore aujourd'hui les traces.


Et là enfin, cerise sur le gâteau, le palais royal!




Difficile de retracer les siècles d'histoire qu'il a traversé, mais en voici les principaux traits :



C'est Béla IV, (roi de 1235 à 1270) qui décida d'ériger une forteresse dans cet endroit stratégique afin de protéger Buda de l'invasion mongole. Une grande partie ne survécut pas au siège de 1686, destiné à chasser les Turcs qui occupaient Buda depuis 1541. Puis au 18ème et 19ème siècle, la dynastie des Hasbourg voulut en faire une résidence somptueuse et imposante, et remodela le palais dans un style baroque et néobaroque. Il fut reconstruit après la seconde guerre mondiale.


          

                       
                          Partie du palais royal.


Il abrite desormais trois musées: le Musée d'Histoire de Budapest, la Galerie Nationale Hongroise et la Collection Ludwig d'Art moderne.

 

                                 



Devant la grille d'enceinte en fer forgé, faisons nous tout petit pour ne pas éveiller l'attention de l'immense rapace aux ailes déployées, posté au sommet d'un pilier : le turul, oiseau mythique et symbole des tribus magyares.




En descendant les quelques escalier qui s'en suivent, nous voilà enfin face au palais dans toute sa splendeur : une longue facade baroque s'étendant sur plus de 300m. Au pied du dôme central, Eugène de Savoie, commandant des armées qui libérèrent la ville de l'occupation turque.



         

                                                                                                           
                                                                                                          Le turul




Le dôme du palais royal avec au premier plan, la statue d'Eugène de Savoie.

 


En se faufilant dans une cour intèrieure, vous découvrirez la fontaine du roi Mathias (encore lui!), toute de bronze, représentant le roi dans une scène de chasse.


A gauche après la fontaine, la place aux lions. Si cette place s'appelle ainsi, vous l'aurez deviné, c'est qu'il y a des lions dans les parages. Oui, il y en a, et mieux vaut montrer patte blanche devant ces gros matous : deux imposants gardiens qui vous accueillent tantôt d'un air paisible une fois que vous rentrez dans la cour, tantôt la gueule rugissante dès que vous en ressortez.




La place aux lions.

 

Avis aux rats de bibliothèques, si vous arrivez à échapper à leurs crocs acérés, sachez que cette place abrite la bilibothèque nationale Széchenyi, la plus importante du pays, dont la salle de lecture est ouverte à tous (pour ceux qui savent décrypter le hongrois).

 

Et là, rien de mieux pour clore la visite qu'une petite balade le long des remparts, puis derriére le château, en balayant toute l'immensité de Buda d'un seul regard.




Vue sur Buda.

 


 

  Vue sur Buda.





The Royal palace



Today dear readers, we are Tantales in thirst for knowledge, Danaïdes eager to fill up the barrel of our knowledge! Today we are going to travel in time and let us submerge by the breaker of history: today, we are going to visit Budapest royal palace!


Impossible not to pass besides the historic facts which emanate from these monuments, but I promise to do my best not to annoy you with dates and other soporific historic facts.


It is thus together with Orsi, my fellow Hungarian compatriot, that we decided to discover the castle and its district.


The simplest way to reach the castle is to take the Sikló (funicular white a quite retro aspect), which enable you to climb up to the castle hill for the moderate cost of 800 ft. (Approximately 3 euros)

But as thrifty and wily students that we are (every little helps), and as we like to complicate simple things, we opted for public transport. On the menu, Danube crossing by tram on the Marguerite bridge and once at the end of the line, destination bus n 6. A very common trip, I agree, which does not bring you directly to the castle, but which takes credit for making you discover its district: its maisonettes with multicolored fronts, its charming paved streets, a little country-style which will seduce all the countryside lovers.


Let's begin with the cake, and keep the icing for the end.


After a fifteen-minute run and a certain number of jolts, we arrived on the main castle square (Szentháromság tér or Trinity square). This square owes its name to the Trinity column standed in its center, which has been erected to thank God for having put an end to the plague that ravaged the city during the 17th and the 18th century.


On the right appears Mathias Church, with its bell tower in stony laces and its glazed tiles. Why Mathias? Another megalomaniac who wants to leave a mark in the history by naming monuments with his name? Well, megalomaniac is someone you would be inclined to become when being a king, but this king was far from being one. (megalomaniac, not king).


Brilliant, man of letters and humanist sovereign, this king Mathias, with the surname of Corvin, participated to the building expansion and celebrated his two marriages there. He made of the castle the cradle of art and science.


By walking a little further behind the church, you will find a small quare in the middle of which standed the impressive bronze statue of the first Hungary king, Etienne the first. Proudly stationed on its neo-romanesque base made of sculptured limestone, the king, dressed up with his coronation coat, welcomes you by brandishing the double apostolic cross on the right hand, symbol of the country conversion into Christianity. On his head, a halo alluding to his canonization in 1083.


Then comes the Fishermen Bastion (Halászbástya), a whole set of neo-romanesque fortifications and turrets.


With this fairy tales look, easy to guess that the fortifications were not supposed to defend the city. Indeed, this symbolic monument was built by Schulek for the Millennium celebrations in 1896. Regarding this fishermen name, it has nothing to do with the fact that we could go fishing since its walls (unless having a very long line and a herculean throw), but alludes to the Fishermen corporation that defended this part of the city walls in the Middle Ages. If you are not too much piqued at maths courses, you will count a total of seven turrets. Seven? Why seven? Why not six or eight? Superstitious belief? A lack of building materials? No, nothing like this, just that seven represents the number of Magyar tribes which conquered the country.


Along the covered way, an unobstructed view on the Danube bank...


Back to Buda's pedestrian streets. Next to the royal palace, something struck me at the bend of an alley: an old building front incrusted with bullet tracks and diverse impacts. This not to forget the fights between Hungarian and Soviet troops of which certain buildings still carry marks.


And there finally, the icing on the cake, the royal palace!


Hard to recount the centuries of history that it went through, but here is an outline of events :


It is Béla IV, (king from 1235 till 1270) that decided to set up a fortress in this strategic place to protect Buda from the Mongolian invasion. A big part did not survive from the siege that occured in 1686, supposed to chase away the Turks who were occupying Buda since 1541. Then during the 18th and the 19th century, the Hasbourg dynasty transformed the castle into a luxurious and impressive residence and remodelled the palace in a baroque and neobaroque style. It has been rebuilt after the second world war.


It shelters from now on, three museums: the Museum of Budapest History, the Hungarian National Gallery and the Ludwig Collection of Modern Art.


In front of the wrought iron front gate, let's try to make ourselves inconspicuous, not to awake the the immense predatory with spread wings, posted at the top of a pillar : the turul, mythical bird and symbol of the Magyar tribes.


By going down the few following stairs, we find our way around in front of the palace in all its splendor : a long baroque facade dwelling on more than 300m. Next to the central dome, Eugène de Savoie, commander of the armies that liberated the city from the Turkish occupation.


By sliping into a courtyard, you will discover the king Mathias' fountain (him again!), all made of bronze, representing the king in a hunting scene.


To the left after the fountain, the lions courtyard. If this courtyard is so called, you can easly guess that there are lions in the area. Yes, there are lions, and better proving that you are acceptable in front of these long toms : Two imposing guards which welcome you sometimes with a peacefully when you go into the courtyard, sometimes the roaring mouth as soon as you get out.


Take note, bookworms! If you manage to escape from their sharp fangs, you should know that this courtyard shelters the Széchenyi national library, the biggest of the country with reading rooms opened to all (for those who know how to decipher Hungarian language).


And then, nothing to match a little stroll along the city walls and behind the castle, by letting our gaze swepting all over Buda side.



Par Alice Ducasse Lapeyrusse - Communauté : ECE Bordeaux
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Mercredi 25 février 2009 3 25 /02 /Fév /2009 20:51

Au même titre que le parlement et les berges du Danube, le marché couvert de Budapest fait partie des visites incontournables de la capitale.

Ouvert du lundi au vendredi de 6h à 18h (jusqu'à 17h le lundi) et le samedi de 6h à 14h, vous pouvez vous y rendre en métro en prenant la ligne bleu, jusqu'à la station Kàlvin tér.

 


Apres une dizaine de minutes de marche vers les berges du Danube, vous arrivez enfin face à une imposante façade en briques rouges, pourvue de tours néogothiques, aux toits couverts de majolique de Zsolnay (très présente dans l’architecture Art nouveau).


Bienvenue à Vásárcsarnok, le marché des halles de Budapest!





Une fois à l'intérieur, vous vous retrouvez face à une immense allée bordée d'étals, au milieu d'un joyeux brouhaha de conversations. Ici les touristes cheminant d'un étage à l'autre se mêlent aux habitués en quête de produits frais.

Toutes de métal vêtues, ces immenses halles aux allures de gare ont été construites à la fin du 19ème siècle pour remplacer les marchés en plein air, considérés comme nuisibles à la santé en raison des mauvaises odeurs qu'ils dégageaient.

Et là, c'est la petite „french touch”, le petit plus qui vous rapproche du pays : ces halles ont été construites par un homme que tout bon français qui se respecte connaît, il est d'ailleurs à l'origine de notre emblème national : j'ai nommé monsieur Gustave Eiffel!! (Je me disais bien que le style métallique avait des petits airs de déjà vu...^^). Car oui, mister Gustave Eiffel est peut-être célèbre pour sa célèbre tour Eiffel à Paris, mais ce que l'on dit moins, c'est qu'il a également été à l'origine de nombreuses autres constructions dans certains pays d'Europe. Et l'une d'elles est le marché couvert de Budapest. (Si bo! :')



 

Le marché possède 3 étages :

- le sous-sol avec un supermarché,

- le rez-de-chaussée avec ses étals de produits alimentaires,

- le 1er étage avec son artisanat local et ses attrape-touristes.

(A noter que le taux de change proposé prés de l'entrée est très avantageux)

 

Nous sommes donc au rez-de-chaussée, exclusivement consacré aux produits alimentaires. Rien de mieux alors, que de se mêler à la foule et de se laisser déambuler parmi les étals multicolores, en laissant les senteurs environnantes vous imprégner et vous faire ressentir la vie locale. Comme dans tout marché, vous y trouverez des fruits, des légumes, des viandes, mais aussi les produits typiques de la région...

 

Petite devinette : je suis une épice, j'ai été introduite en Europe par Christophe Colomb, je suis omniprésente dans la gastronomie hongroise, et très riche en Vitamine C, je suis, je suis.....???

Mais oui le paprika, bien sûr !!!


 

Pour la petite histoire, il n'est arrivé en Hongrie qu'au  18eme siècle. C'est lorsque Napoléon mit l'embargo sur les produits en provenance d'Angleterre que les hongrois inventèrent alors le „poivre du pauvre” par substitution au vrai poivre.

Vous trouverez de cette épice dans pratiquement tous les plats du pays. C'est LE produit-vedette du pays. (Un peu comme notre pain à nous!)


Au milieu de cet étalage de couleurs, vous trouverez notamment les inévitables salamis (surtout celui de Szeged, fumé et épicé au paprika), sans oublier les fameux saucissons, dont certaines villes se disputent encore la fabrication du meilleur d'entre eux. N'oublions pas le fameux foie gras "libamaj", souvent servit frit dans les restaurants.

Saviez-vous qu'une grande partie du foie gras français est importée de Hongrie?? (Il va y avoir de la concurrence pour certains, là! ^^)

 

Pour ce qui est des alcools locaux, citons la liqueur Unicum : boisson amère, préparée à base de 40 plantes différentes, et conditionnée dans une flasque ronde marquée d'une croix rouge. Il y a aussi la célèbre eau-de-vie d'abricot „barackpálinka”, et bien sûr les incontournables vins hongrois!

Car oui, la Hongrie est la plus grande région viticole d'Europe Centrale. Faisant partie des 10 premiers exportateurs mondiaux de vins, elle produit environ 4 millions d'hectolitres par an, dont 30% de vins rouges et rosés, et 70% de vins blancs (les plus célèbres). Les vins portent généralement le nom de la ville ou de leur région d'origine, auquel s'ajoute une terminaison en „i” : Badacsonyi, Egri, ...

Les plus réputés sont les vins de Tokaj, l'un des vignobles les plus célèbres de la planète, réputé pour ses vins doux ou liquoreux exceptionnels. Vient ensuite le Villányi, vin rouge très fruité, l'un des meilleurs de Hongrie et l’Egri Bikavér „sang de taureau”. Originaire d'Eger, l'un des plus célèbres vins rouges doit son surnom au siège Turc qui eu lieu 16ème siècle, et durant lequel les femmes ajoutaient dans ce vin de table, du sang de taureau, pour donner aux hommes un regain d'énergie avant de passer à l’attaque... (Mmm! Et bon appétit bien sûr!!)

Parmi les vins blancs, vous trouverez l'Egri Leányka, un blanc sec originaire de la même région, et les Badacsonyis: le kéknyelû, (vin blanc qui accompagne les poissons) l'olaszrizling (plus doux, avec le canard ou l'oie) et le délicieux szürkebarat, suave et parfumé.

 

Après nous être titillés les papilles avec tous ces arômes alléchants, je vous propose de dévorer la suite avec les yeux : direction le premier étage du marché.


Suivant le coté que vous choisirez, vous vous retrouverez tantôt submergé par des cascades de broderies dévalant les étalages, tantôt entouré de souvenirs très kitch.


Un côté du marché est réservé à l'artisanat local, avec ses fines broderies, dentelles, porcelaines, céramiques, jeux d'échecs en bois, oeufs peints, poupées russes fabriquées localement,...; tandis que l'autre est destiné aux nombreux touristes : tee-shirts Budapest, porte-clés du parlement, cartes postales...


Vers midi, un coté du premier étage s'anime pour laisser place aux diverses spécialités locales très prisées par les gens de Budapest. Ici, pour quelques forints, vous pouvez vous restaurer de choux farcis, langos (sorte de petite pizza assez grasse sucrée ou salée) et autres spécialités. De petites tables hautes sont dressées ici et là, permettant de consommer debout cette cuisine régionale avec une bière ou tout simplement un verre de tokaj sec.



Voilà pour le petit tour gustatif et culturel! En espérant vous croiser un de ces jours au marché des halles, le plaisir des yeux et de la bedaine!!

 



 

The Eiffel Tour...

 


Like the parliament and the banks of the Danube, the Budapest market hall is part of the capital monuments that cannot be ignored.


Opened from Monday till Friday from 6 am till 6 pm (till 17 hours on Mondays) and on Saturdays from 6 am till 2 pm, you can go there by subway by taking the blue line, up to the station Kàlvin tér.


After about ten minutes of walking towards the banks of the Danube, you finally arrive in front of an impressive red brick-built facade, provided with Neogothic tours, with a roof covered with Zsolnay majolica (very present in the New Art architecture).


Welcome to Vásárcsarnok, the Budapest market hall!


Once inside, you find your way around in an immense path lined with stalls, in the middle of a upbeat hubbub of conversations. Here the tourists walking from one floor to the other mingle with the accustomed in search of fresh products.


All dressed with metal, this immense station-like structure was built at the end of the 19th century to replace the open-air markets, considered as unhealthful because of the bad smells they emitted.


And there, it is the little "french touch", the ultimate which get you closer to the country: these halls were built by a man that every good French people which respects itself knows, he is at the origin of our national emblem: I named mister Gustave Eiffel!! (I knew that this metallic style had a lingering sense of déjà vu ^^). Yes, mister Gustave Eiffel is maybe famous for his Eiffel Tower, but what is less-known is that he is also at the origin of other numerous constructions in several European countries. And one of them is the market hall of Budapest. (beautiful! :')


The market has 3 floors:


- The basement with a supermarket,

- The first floor with its stalls of foodstuffs,

- The 1st floor with its crafts and tourist traps.

(To note that the exchange rate next to the entrance is very advantageous)


We are thus at the first floor, exclusively dedicated to foodstuffs. Nothing better then, than to mingle with the crowd and wander around the multicolored stalls, by letting the surrounding scents immersing yourself in the local life.As in any market, you will find fruits, vegetables, meat, but also the typical products of the region...


Riddle: I am a spice, I was introduced in Europe by Christopher Columbus, I am omnipresent in the Hungarian gastronomy, and very rich in Vitamin C, I am, I am...???


Yes, paprika of course!!!


For the little story, it arrived in Hungary during the 18th century. It is when Napoleon put the embargo on the products coming from England that Hungarian people created the "poor man pepper" as a replacement for the real pepper.

You will find this spice in practically all the dishes. It is THE star product of Hungary. (A bit like our national bread!)


In the middle of this display of colors, you will find notably the inevitable salamis (especially the one from Szeged, smoked and spiced with paprika), without forgetting the famous sausages of which certain cities still compete for making the best one. Let's not forget the foie gras " libamaj ", often served fries in restaurants.


Did you know that a big part of the French foie gras is imported from Hungary?? (Competition is rising, be careful! ^^)


As for local alcohols, let's mention the liqueur Unicum: a bitter drink, prepared with 40 different plants and packaged in a round flask marked with a red cross. There is also a famous apricot brandy "barackpálinka", and naturally, the inescapable Hungarian wines!


Indeed, Hungary is the biggest wine-producing region of Central Europe. Being a part of the first ten world wines exporters, it produces approximately 4 million hectolitres a year, among which 30 % of red and rose wines, and 70 % of white wines (the most famous one). Wines generally carry the name of the city or region they originate from, to which is added an ending "i": Badacsonyi, Egri...


The most renowned are the Tokaj wines, which are among the best vineyards of the planet, famous for its exceptional sweet or syrupy wines. Then comes the Villányi, a very fruity red wine, one of the best of Hungary, and the Egri Bikavér "bull blood". Native to Eger, one of the most famous red wines owes its nickname to the Turkish siege that occured on the 16th century and during which the women added bull blood in the table wine, to give the men a renewal of energy before moving into the attack... (Mmm! And bon appetit, of course!!)

Regarding white wines, you will find the Egri Leányka, a dry one native to the same region, and numerous Badacsonyis wines : the kéknyelû, (white wine usually served with fish), the olaszrizling (sweet with duck or goose) and the delicious szürkebarat, sweet and fruity.


Our taste buds titillated with all these tempting aromas, I suggest you to devour the rest with the eyes:  destination the first floor.


According to the side you will choose, you will be sometimes submerged by embroidery waterfalls tumbling down from the stalls, sometimes surrounded with very kitsch souvenirs.


One side of the market is reserved for the local handcrafts, with its fine embroidery, laces, chinas, ceramic, wooden chess sets, painted eggs, Russian dolls made locally...; whereas the other side is for the numerous tourists: Budapest T-shirts, parliament key rings, postcards...


At around midday, a part of the first floor livens up with regional specialities very appreciated by the local people. Here, for some forints, you can have stuffed cabbages, langos (sort of small, salty and rather fat pizza)... Small high tables are arranged here and there, allowing you eat this regional food with a beer or just a glass of dry tokaj.


That's it for the little gustative and cultural walk! Hopping to pass you one of these days in the hall market, the eyes and belly pleasure!!


Par Alice Ducasse Lapeyrusse - Communauté : ECE Bordeaux
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  • Alice Ducasse Lapeyrusse
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  • 22/11/1988
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  • Suivez les aventures trépidantes d'une étudiante en 2éme année à l'ECE de Bordeaux, partie pour 3 mois de stage à la conquête de Budapest!!!

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